À Marseille, les cafards, ça ne manque pas. Vieil immeuble humide à Noailles, restaurant en sous-sol au Cours Julien, résidence récente mais mal étanchée à la Joliette… j’en trouve partout. Et à chaque fois, même question : « On a appelé une société, ils sont passés 10 minutes, pulvérisé un truc, et ça revient. Comment on sait si on choisit le bon pro ? »
On va voir ensemble, très concrètement, comment choisir une société de traitement cafards à Marseille, que vous soyez en appartement ou restaurateur. L’objectif : éviter les interventions bâclées, les produits inutiles et les mauvaises surprises au contrôle d’hygiène.
Appartement ou restaurant : pas le même niveau d’exigence
Avant de parler du choix du professionnel, il faut être clair : on ne traite pas un studio du Panier comme une cuisine de restaurant sur le Vieux-Port.
Pour un appartement, les enjeux principaux sont :
- se débarrasser des cafards durablement ;
- protéger les enfants, animaux, personnes fragiles ;
- limiter les travaux et les produits agressifs ;
- gérer les parties communes et les voisins quand l’immeuble est infesté.
Pour un restaurant, on ajoute :
- le respect des normes HACCP et des contrôles sanitaires ;
- la gestion des risques d’intoxication alimentaire ;
- la discrétion (pas question de sortir l’atomiseur en pleine salle) ;
- un plan de prévention écrit, traçable, avec rapports et fiches de sécurité ;
- une intervention possible en horaires décalés.
Donc premier point : méfiez-vous des sociétés qui proposent « la même formule » pour tout le monde, appartement, snack, hôtel, immeuble. Le bon professionnel adapte sa méthode au lieu et au risque.
Les bases : ce qu’une vraie société de traitement cafards doit avoir
En France, la lutte contre les nuisibles ne se fait pas au hasard. Pour les cafards, comme pour les rats, il y a un cadre légal. Quand vous contactez une société à Marseille, vérifiez déjà ces points de base :
- Numéro de certificat biocide : c’est obligatoire pour utiliser des produits réservés aux pros. Demandez-le. Un pro sérieux l’indique souvent sur ses devis ou son site.
- Assurance responsabilité civile professionnelle : en cas de dégâts (mobilier, matériel, intoxication d’un animal…), c’est essentiel.
- Adresse et SIRET en France : évitez les plateformes obscures, sans adresse réelle, qui sous-traitent à des intervenants pas toujours déclarés.
- Fiches de données de sécurité (FDS) des produits utilisés : ça doit être fourni sur demande, surtout pour un restaurant.
- Respect des délais de réentrée : après certains traitements, on ne rentre pas immédiatement dans les pièces. Si on vous dit « aucun risque » pour tout, sans vous poser de questions, méfiance.
Quand je me déplace chez un client, je commence toujours par expliquer quel produit je vais utiliser, où, et quelles précautions prendre. Vous devez avoir ces infos. Si on vous les refuse ou si on reste flou, c’est mauvais signe.
Attention aux promesses du type « traitement unique, résultat garanti à vie »
Les cafards, surtout les blattes germaniques (les petites, qu’on trouve dans les cuisines), ne disparaissent pas par magie. Sur Marseille, je suis déjà intervenu dans des immeubles où :
- un seul appartement était traité ;
- les colonnes techniques étaient infestées ;
- les voisins laissaient traîner les poubelles et gardent des cafards dans les placards.
Dans ce genre de configuration, un seul passage miraculeux n’existe pas. On peut faire un gros choc chimique, oui, mais si l’origine du problème n’est pas traitée (voisins, parties communes, vide-ordures), les cafards reviennent. En restauration, c’est encore plus vrai : cuisine chaude, humidité, livraisons fréquentes, cartons… c’est le paradis du cafard.
Un pro sérieux vous parlera :
- de plan de traitement (souvent 2 ou 3 passages) ;
- d’actions complémentaires à faire chez vous (rangement, nettoyage ciblé, colmatage) ;
- des risques de re-infestation dans votre contexte (immeuble, local, voisinage).
Si on vous vend « un seul passage, 100 % garanti » pour une infestation forte déjà installée depuis des mois, c’est surtout du marketing.
Comment se passe une vraie intervention cafards en appartement ?
Je vous donne un exemple typique, sur un T2 à Castellane, cuisine et salle de bain infestées, blattes germaniques visibles en journée (ce qui est signe d’un niveau déjà élevé).
Étape 1 : diagnostic précis
- Questions : depuis quand vous en voyez ? plutôt le soir ? dans quelles pièces ?
- Inspection : sous l’évier, derrière le frigo, plinthes, prises électriques, meubles bas de cuisine, entourage de la chaudière, joints de faïence, entourage de la douche.
- Identification : type de blattes (souvent germaniques en appartement), présence d’œufs (ootèques), traces de déjections (points noirs).
Étape 2 : choix du traitement
Dans la plupart des appartements, je privilégie :
- Gels insecticides professionnels (appliqués en micro-points, invisibles) ;
- Parfois un aérosol choc ou un insecticide de contact sur les zones très infestées, quand c’est compatible avec les occupants et les animaux.
Pourquoi le gel ? Parce qu’il permet un traitement ciblé, il reste actif longtemps et les cafards s’empoisonnent entre eux (effet de cascade). Et surtout, on évite d’asperger tout l’appartement avec un produit que tout le monde va respirer.
Étape 3 : préparation et consignes
Un pro sérieux va vous demander, avant ou pendant l’intervention :
- de vider certains placards ou au moins décaler ce qui bloque l’accès ;
- de protéger les aliments non emballés ;
- de tenir les animaux éloignés si un produit liquide est utilisé.
Le jour de l’intervention, il vous explique :
- où il met le gel ;
- ce qu’il ne faut pas nettoyer immédiatement pour ne pas l’enlever ;
- dans quels délais vous verrez diminuer la population de cafards (souvent 7 à 15 jours pour un bon effet).
Étape 4 : suivi
Généralement, pour un appartement avec une infestation moyenne à forte, je prévois :
- 1er passage : traitement global, gel + éventuellement choc ;
- 2e passage : contrôle + retouches (3 à 4 semaines après) ;
- 3e passage si besoin, surtout si l’immeuble est très atteint.
Sur le devis, ce nombre de passages doit être clair. Si on ne vous parle que d’un passage, avec un « on verra après », vous n’avez aucune visibilité sur le coût réel.
Spécificités pour un restaurant à Marseille
Pour un restaurant, l’exigence doit être encore plus haute. Les cafards, dans une cuisine pro, ce n’est pas juste « gênant », c’est un risque sanitaire majeur et un motif de fermeture administrative en cas de contrôle.
Ce que doit vous proposer une société spécialisée pour un restaurant :
- Un plan de prévention écrit : plan de dératisation/désinsectisation, avec plan des locaux, points de surveillance, calendrier des passages.
- Des rapports d’intervention détaillés à chaque passage : produits, dosages, zones traitées, niveau d’infestation observé, recommandations.
- Un système de monitoring : pièges cafards, plaques engluées, pour suivre l’évolution.
- Des produits compatibles avec une cuisine en activité : gels prioritaires, traitements en dehors des heures de production, nettoyage adapté.
- Une vraie pédagogie avec l’équipe : où ne pas laver, quoi surveiller, comment limiter l’apport de cafards via les cartons, les livraisons, etc.
Sur le terrain, dans un restaurant du centre-ville, j’ai déjà vu :
- du produit pulvérisé directement sur les plans de travail ;
- aucun rapport écrit, juste un ticket CB ;
- aucun contrôle des faux plafonds, siphons de sol, moteurs de chambres froides.
Résultat : les cafards reviennent par les mêmes points d’entrée.
Donc, quand vous appelez une société pour un restaurant, posez ces questions simples :
- « Fournissez-vous un plan et des rapports pour les contrôles d’hygiène ? »
- « Quels types de produits utilisez-vous en cuisine + salle + réserves ? »
- « Est-ce que vous intervenez en horaires décalés (tôt le matin, après le service) ? »
- « Est-ce que vous formez rapidement mon équipe aux bons réflexes ? »
Si la réponse est vague ou que vous sentez que le prestataire ne connaît pas le vocabulaire HACCP, cherchez ailleurs.
Les fausses bonnes idées qu’on voit souvent à Marseille
Internet est rempli de recettes miracles contre les cafards. Sur le terrain, je constate surtout que ça fait perdre du temps et que l’infestation avance tranquillement pendant que vous testez.
Quelques exemples :
- Les bombes insecticides grand public : ça tue quelques individus visibles, mais ça ne règle pas le problème des nids, ni des œufs. Pire, certaines souches de cafards sont très résistantes. Vous sentez que ça ne marche plus ? Normal, ils s’adaptent vite.
- Le vinaigre blanc, l’eau de javel, les huiles essentielles : ça peut nettoyer, désodoriser, mais ça ne détruit pas une colonie. À la limite, ça les déplace un peu, mais ça ne les élimine pas.
- Les gels bas de gamme achetés en ligne : j’en croise souvent dans les cuisines, à moitié secs, mal placés. Sans diagnostic, sans dosage correct, ça fait parfois plus de dégâts sur la confiance du client que sur les cafards.
- Le mélange maison acide borique + sucre : oui, ça peut avoir un effet… si c’est bien fait, bien placé, et dans un contexte peu infesté. Mais il faut aussi penser aux enfants, aux animaux, et surtout, ça ne remplace pas un plan global.
Un bon professionnel vous dira clairement ce qui est utile en complément (nettoyage ciblé, rangement, colmatage de fissures) et ce qui ne sert presque à rien sur une vraie infestation.
Les questions à poser avant d’accepter un devis
Que vous soyez en appartement ou en restaurant, voici une liste simple de questions à poser à la société de traitement cafards :
- « Combien de passages sont prévus dans votre devis ? »
- « Quels produits utilisez-vous exactement ? Sous quelle forme (gel, spray, poudre…) ? »
- « Faut-il partir de l’appartement / arrêter l’activité du restaurant pendant ou après l’intervention ? Combien de temps ? »
- « Est-ce que vous intervenez aussi dans les parties communes de l’immeuble / les locaux techniques du restaurant si nécessaire ? »
- « Est-ce que vous fournissez un rapport écrit après l’intervention ? »
- « Quelle garantie proposez-vous (durée, conditions, limites) ? »
- « Avez-vous déjà traité des cas similaires (immeuble ancien marseillais, restaurant, hôtel…) ? »
Les réponses doivent être précises. « Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout » sans détail, ce n’est pas suffisant.
Prix d’une société cafard à Marseille : ce qui est normal et ce qui ne l’est pas
Évidemment, la question du budget arrive vite. Les tarifs varient selon :
- la taille du logement ou du local ;
- le niveau d’infestation ;
- le nombre de passages ;
- le type de structure (particulier vs professionnel).
Sans donner de grille figée (chaque cas est différent), faites attention à :
- Les prix anormalement bas : un « traitement cafards 39 € tout compris » pour un appartement, c’est rarement sérieux. À ce prix-là, ce sera du vite fait, avec un seul passage.
- Les surcoûts cachés : devis flou, déplacements facturés en plus, majorations non annoncées pour un deuxième passage… Le devis doit mentionner noir sur blanc ce qui est compris.
- Le paiement immédiat en cash uniquement : ce n’est pas forcément mauvais signe, mais si en plus vous n’avez ni facture ni rapport, c’est problématique, surtout pour un restaurant.
Demandez toujours :
- un devis écrit avant intervention ;
- le détail des prestations (nombre de passages, type de produits, zones traitées) ;
- le montant total TTC, sans surprises.
L’importance du diagnostic sur place
Dernier point, mais pour moi l’un des plus importants : une vraie société de dératisation / désinsectisation ne pose pas de traitement « à l’aveugle ».
À distance, par téléphone, on peut estimer, donner une fourchette, expliquer la méthode. Mais pour un devis sérieux, surtout si :
- vous êtes restaurateur ;
- l’immeuble est ancien, avec colonnes techniques, caves, vide-ordures ;
- vous voyez des cafards en journée, dans plusieurs pièces ;
il est indispensable de venir sur place.
Sur le terrain, je regarde toujours :
- les points d’eau (évier, lave-vaisselle, arrivée d’eau, évacuations) ;
- les sources de chaleur (frigos, fours, moteurs, chauffe-eau) ;
- les passages possibles (fissures, passages de gaines, plinthes décollées, joints de carrelage) ;
- les zones de stockage (cartons, réserves, placards bas).
C’est ce diagnostic qui permet de :
- déterminer si un traitement chimique lourd est nécessaire, ou si un traitement au gel ciblé suffit ;
- identifier les erreurs d’hygiène ou de rangement qui aggravent le problème ;
- adapter la dose et le produit au niveau d’infestation et au type de blatte.
Si une société vous propose un traitement standardisé sans se déplacer, surtout pour un restaurant, vous savez déjà que le travail sera approximatif.
En résumé : comment reconnaître un bon pro des cafards à Marseille ?
Pour finir, retenez ces points clés :
- Il explique clairement ce qu’il va faire, avec quels produits, sur combien de passages.
- Il fait un diagnostic sur place avant de s’engager, surtout pour les restaurants ou les immeubles compliqués.
- Il vous demande de participer : rangement, nettoyage ciblé, accès aux zones sensibles.
- Il fournit des documents écrits (devis, facture, rapports, fiches de sécurité sur demande).
- Il ne promet pas de miracles irréalistes (« un passage, infestation ancienne, garanti à vie »).
- Il respecte la sécurité des occupants, des clients, du personnel, et vous donne des consignes claires.
Un bon traitement cafards, ce n’est pas juste « mettre du produit ». C’est surtout comprendre pourquoi
